Roquefort : pas de trophées mais de l’intérêt pour la novillada matinale

Avec les erales de l’Astarac et Alma Serena

Roquefort-Dujols2026

Photos et CR : Laurent Bernède pour vuelta

La novillada non piquée du matin à Roquefort a réuni trop peu d’aficionados. Toujours regrettable quand on sait l’importance de la tenue de ce type de course pour l’avenir de « nos » futurs Toreros et l’évolution des élevages.

Fidèles à leur principe, le Cercle Taurin Roquefortais a proposé 2 élevages locaux, avec 2 novillos chacun, « Astarac » de jean Louis Darre (origine Guardiola) et « Alma Serena » de Philippe Bats (origine Domecq)

Tous bien présenté pour ce type de novillada, le plus en vue fut l’excellent 1er eral de l’Astarac, qui montra bcp de mobilité, de race, un novillo encasté qui fait vraiment plaisir à voir chez cet élevage ! dans d’autres arènes, la vuelta aurait été plébiscitée ! le 2nd de cet encaste fut plus en retrait mais resta intéressant.

Le plus compliqué et charpenté de la matinée sera finalement le 4ième de la matinée de Serena, avisé avec du sentido qui exigeait beaucoup de métier pour le lidier. Le 1er de cet élevage fut plus abordable.

« Israël Guirao », déjà présent l’an passé à Roquefort, est donc dans sa 2nd année de non piquée, beaucoup d’oficio, une technique déjà affirmée. Il eut donc à lidier l’excellent eral de l’ Astarac auquel il servit une faena de bon goût mais qui aurait mérité un peu plus d’engagement pour transmettre plus et mieux. L’échec épée en main limita sa prestation au silence. Devant son 2nd novillo de Serena, reçu de rodillas, plus en difficulté sur la gauche, la faena fut essentiellement droitière, il fut. L’épée basse fut suivie d’un silence à nouveau.

« Julio Martin », le novillero local dans sa 1ère temporada à ce niveau a moins d’expérience, le sorteo lui fut moins favorable. Sa saine et bienvenue rivalité au quite sur le 1er eral de Guirao est appréciable, de même au suivant. L’eral de l’Astarac sera reçu par 2 largas de rodillas, pas courant chez Julio très classique dans son capote, mais preuve de sa détermination ! La faena fut sérieuse, plus compliquée à gauche ou Julio n’a pas rompu mais a insisté, sans éluder les difficultés en asseyant d’allonger la charge de l’eral de ce côté. 1/3 d’épée suivi d’un échec au descabello (2avis) limite sa prestation au silence. Devant le très compliqué dernier eral de Serena, le plus charpenté de la matinée ce fut une épreuve. Brindis à Christian Lamoulie en remerciement de son soutien. Sans s’affoler, ni perdre les papiers, la faena fut heurtée, complexe, une mise à l’épreuve à ce niveau-là. Mais c’est dans la difficulté qu’on apprend et progresse, sa prestation reste méritoire.

Israël Guirao : silence – silence

Julio Martin : silence – silence

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