Lot intéressant de Lagunajanda. GALERIE PHOTOS
Les aficionados le réclament souvent ce fameux changement, voir ou découvrir de nouvelles ganaderias ou de nouvelles têtes que celles servies habituellement. Les organisateurs avaient cette année d’abord reconduit les ganaderias habituelles mais ont pensé à de la nouveauté afin de se diversifier. L’audace fut récompensée avec la présentation en France de la ganaderia de Lagunajanda, fondée en 1990 par Maria Domecq. Le lot a donné satisfaction pour ses débuts, en clôture de la féria dacquoise. La corrida dites de L’agur, avec un public peut être plus novice et espérant voir tomber les trophées. Présidence généreuse de Bastien Roulier. 9.5/10 d’arènes. Temps nuageux et ensoleillé par moment. Salut du mayoral lors de la sortie en triomphe de David Galvan.
Les toros de Lagunajanda, correctement présentés dans l’ensemble, ont montré du tempérament et de la race, avec de la mobilité. Certains ont poussé sous le fer mais furent souvent mal piqués et cariocés. A la muleta, ils furent de comportement varié, sans être facile à manier. Meilleur le quatrième.
David Galvan (1 oreille et 1 oreille) fut le triomphateur comptable du jour mais pas forcément celui qui a le plus dominer les débats. Il ne fut pas appliqué dans les lidias, laissant partir ses opposants à la cavalerie sans réellement les retenir. La première faena avec des séquences irrégulières et plutôt inabouties avec une final brouillon. Oreille après pétition très minoritaire ! Face au bon quatrième, il fut parfois électrique, sans parvenir à contrôler les charges vibrantes de son adversaire. Sa fin de faena fut d’un meilleur son.
David de Miranda (1 oreille et silence) reçut en douceur son premier opposant. Il débuta par le bas, toréant en rondeur avec délicatesse puis reçut une voltereta sans gravité. Il tira un meilleur parti lors du final près des cornes, et conclut d’une lame rapide. Face au noble mais faible toro, il dut abréger après la blessure à la patte avant de son opposant.
Tristan Barroso (ovation après avis et 1 oreille après avis) accueillit avec vivacité son premier toro par des chicuelinas ajustées. Le toro part de loin au cheval mais se défend avec une pointe de mansedubre. Après un brindis au maitre Ponce, il partit au centre à genoux pour des cambiadas, ce qui ne fut sans doute pas la meilleure option. Il fut volontaire face à un animal violent et très mobile, exigeant dans ses charges où il accrocha souvent la muleta au passage. Echec avec les armes. Face au dernier toro de la féria, plus noble, il livra une prestation inégale avec de bonnes séquences mais fut parfois bousculé. L’entière est engagée et sera suivie d’un descabello. Oreille après pétition très minoritaire pour conclure avant l’agur.
