Aire sur l’Adour : José Garrido profite de la blessure de Solal pour triompher

Face aux toros d’Adolfo Martin. GALERIE PHOTOS

Suite à l’annulation des fêtes d’Aire sur l’Adour par le préfet après l’alerte rouge canicule, les toros d’Adolfo Martin ont patienté sagement durant quinze jours dans les corrales aturin où ils furent bichonnés chaque jour par les bénévoles locaux. L’empresa avait donc raison, il aurait dommage de les envoyer directement à l’abattoir sans voir leur moral en piste. Un lot intéressant dans l’ensemble. Il faisait encore chaud mais très supportable par rapport aux jours précédents et aux suivants. Juste 1/3 d’arène à l’ombre. Présidence : Franck Lanati.

Les toros d’Adolfo Martin de présentation hétérogène et parfois trop juste, furent de comportement variés. Les premiers nobles avec une certaine classe dans leurs façons d’embestir mais juste de force, plus exigeant le quatrième et cinquième. Le meilleur fut l’ultime brave et encasté.

José Garrido (silence, silence et 2 oreilles) reçut avec décision le premier toro qui fut économisé sous le fer. Noble et enclassé mais juste de force, fléchissant des antérieurs, le torero de Badajoz parvint à donner de bons muletazos avec personnalité mais la faena manqua d’étincelles. Il fut plus discret et prudent face au quatrième plus compliqué qui le désarma à de nombreuses reprises. Suite à la blessure de Solal, il comprit rapidement que ce sixième avait de la qualité dès la première pique poussée. Il effectua un joli quite puis plaça au centre l’animal pour une seconde rencontre bien administrée par Jean Loup Aillet. Après un brindis à l’infirmerie, il livra une belle prestation, muleta basse profitant des qualités de l’Adolfo. L’entière de côté aurait pu limiter les récompenses. Ovation méritée pour « Malagueño ».

Alvaro Lorenzo (ovation après avis et ovation) accueillit son premier adversaire par véronique qui s’employa sous la monopique. Il débuta bien par le bas puis l’animal se montra tardo et la faena ne décolla pas. Il fit volontairement piquer son second adversaire à trois reprises malgré les clarines. Il fut prudent et se méfiant de son toro qui n’a pas fléchi, museau toujours fermé.

Solal (ovation après avis et blessure) le jeune marié avait de la détermination pour se montrer face à un élevage prestigieux. Il débuta avec prudence face à un animal réservé aussi. Puis petit à petit, il se confia de plus en plus, se donna confiance pour entrer toujours un peu plus sur le terrain du toro. Il parvint à donner des muletazos avec relâchement avant un final par naturelles. Il perdit un possible trophée à l’épée. Il alla accueillir l’ultime à porta gayola qui fonça droit devant et lui donna un coup de patte au passage qui lui fractura le bras et dut partir à l’infirmerie et laissa le bon numéro à José Garrido.  

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