Mont de Marsan : les ganaderias des fêtes de la Madeleine 2024 dévoilées

Présentation des élevages présents

Mont de Marsan-La Quinta-galerie2022

Après l’annonce du retour de la corrida concours et des Victorino Martín au Plumaçon, Christophe Andiné, président de la commission taurine extra-municipale (CTEM), et les membres de cette commission ont dévoilé jeudi 25 janvier les ganaderias qui composeront les cartels de la feria de la Madeleine 2024.

CORRIDA CONCOURS

Saltillo

C’est en 2013 que José Joaquin Moreno de Silva rachète l’élevage de Saltillo à ses cousins parvenant ainsi à réunir deux parties du cheptel familial. Il élève un toro des plus difficile à toréer, souvent très agressif à la sortie et offrant beaucoup de genio par la suite. Du toro de sentido comme l’aiment certains aficionados toristas. Du combat en perspective.

Conde de la Corte

Un des noms mythiques de l’histoire taurine. Repris en 2015 par Luis Guillermo Lopez, cet élevage à la camada très courte tente de retrouver son lustre d’antan en proposant un toro profond, assez bas, mais armé de manière impressionnante. De prime abord, un toro qui ne s’emploie qu’après réflexion. De même à la pique, où il tarde à montrer ses capacités mais qui peut surprendre et qui a besoin en face de l’autorité d’un torero de métier. Cet élevage s’est distingué lors de la corrida concours de Vic-Fezensac en 2023.

Dolores Aguirre

Cette ganaderia est une des plus toristas de la cabaña brava. Des toros qui allient force et émotion en piste. Des toros fiers et imposants. Au décès de Dolores Aguirre en 2013, c’est sa fille Isabel qui a repris les rênes de l’élevage en conservant les mêmes exigences.

Peñajara

En 2018, l’impresario Talaverano Antonio Rubio succède à José Rufino Martin à la tête de cet élevage de notoriété torista qui a besoin de se relancer dans un marché difficile d’accès. Les Peñajara interpellent à nouveau les aficionados grâce à des prestations remarquables comme à Cenicientos en 2021 ou Guadalix en 2022. Le toro de Peñajara peut se distinguer par sa caste, son comportement à la pique, sa bravoure et classe à la muleta, mais avec ce piquant qui, faute d’être correctement maîtrisé, peut faire passer un mauvais moment au torero qui l’affronte. 2024 marquera la présentation de cet élevage au Plumaçon.

Flor de Jara

C’est en rachetant en 2008 la ganaderia de Bucaré à Javier Buendia que l’actuel propriétaire et ex matador de toros Carlos Aragon Cancela a créé l’élevage Flor de Jara en conservant la devise et le fer. Grâce à une sélection rigoureuse de ses reproducteurs favorisant bravoure et noblesse, il maintient l’espoir de faire ressurgir une rame précieuse de l’encaste Santa Coloma.

Christophe Yonnet

La ganaderia française la plus ancienne – 1859 – est aussi la première de France à avoir fait lidier ses toros dans des arènes prestigieuses (Barcelone, Madrid ou encore Séville) sous la tutelle d’Huber Yonnet. Porte drapeau des toros braves en France, l’héritage s’est poursuivi avec son fils Christophe. Malgré la disparition des deux hommes, la dynastie se poursuit grâce à Charlotte, fille de Christophe Yonnet, qui a aujourd’hui pris les rênes du cheptel sur les terres de la Bélugue. Passionnée, intrépide, munie d’une volonté de fer, elle a bien l’intention de préserver l’avenir du symbole par excellence du torisme français.

CORRIDAS

Victoriano del Río

L’un des meilleurs élevages actuels. Sa progression permanente en fait un titulaire régulier des ferias comme Madrid, Pampelune ou encore Bilbao, où l’exigence, s’agissant de présentation, est sans concession. La qualité de ces toros en matière de mobilité, de caste parfois un peu piquante, fait de cet élevage un atout indéniable pour obtenir une chance de triomphe. Les figuras se le disputent.

Puerto de San Lorenzo

Après avoir racheté en 1976 la moitié de l’élevage de Lisardo Sanchez, les Frères Fraile fondent l’élevage de Puerto de San Lorenzo en injectant du sang pur Atanasio et créent ainsi un toro fort et bien armé dont la noblesse plaît particulièrement aux figuras. En 2023, cet élevage a contribué aux succès de Lopez Chaves pour sa despedida à Salamanque et de El Juli lors de ses adieux à l’aficion madrilène.

La Quinta

En rachetant une grande partie de la ganaderia de Joaquin Buendia en 1987, Alvaro Martinez Conradi se met au défi de faire ressurgir l’encaste Santa Coloma au niveau qui était le sien au milieu du XXe siècle. Pari désormais réussi et le futur de cette ganaderia, un des élevages fétiches des grandes ferias du sud-ouest, est assuré avec ses fils qui perpétuent la base de cet élevage : un toro sérieux, sans excès de poids, noble et encasté. Un toro qui permet au torero de s’exprimer et qui donne de l’émotion. La dernière Madeleine a vu Emilio de Justo triompher face à « Corchaito » primé d’une vuelta al ruedo

Victorino Martín

En fin d’année, une première annonce avait révélé le retour des Victorino Martín, après 5 ans d’absence. Entre Victorino et les Montois, l’histoire a débuté en 1976 et a été marquée par le record du nombre de toros lidiés au Plumaçon : 129 à ce jour. La régularité de la devise et de surcroît l’exceptionnelle temporada 2023 a convaincu la CTEM et Victorino fils de retrouver leur complicité.

NOVILLADA NON PIQUÉE

Alma Serena

Créé en 1998 par les frères Bats et Serge Tauzin, cette ganaderia landaise, étayée par une sélection rigoureuse, a acquis au fil des ans la reconnaissance des organisateurs de novilladas sans picadors du sud-ouest. Constituée de vaches de ventre de Miranda de Pericalvo et d’Algara ainsi que de sémentales d’origine Garcigrande, la ganaderia poursuit son ascension en remportant de nombreuses récompenses et la totalité des prix décernés pour la temporada 2023.

Le Lartet

Grâce à cet élevage dans lequel on retrouve du bétail de Cebada Gago et du bétail d’origine Marquis de Domecq, la famille Bonnet donne aux organisateurs de novilladas non piquées l’assurance d’un spectacle de haut niveau. Régulièrement récompensé, il a remporté le « Grand Chelem » en 2018 où il a reçu le Prix des Clubs Taurins Ricard, le Prix des Critiques Taurins et le Trophée Occitanie.

NOVILLADA PIQUÉE

El Parralejo

En 2007, José Moya Sanabria, riche industriel et aficionado averti, créé cet élevage sur la base de Jandilla et de Fuente Ymbro. Il s’accompagne de Rafael Molina Candau pour la gestion de la ganaderia. Très rapidement, l’élevage va prendre son envol et enchaîner de nombreux succès jusqu’à s’imposer comme un fer incontournable des grandes ferias. Il foulera en 2024 le sable du Plumaçon pour la première fois.

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