Face aux Raso de Portillo. GALERIE PHOTOS
La météo n’était guère optimiste dans la semaine pour la traditionnelle novillada des Arsouillos à Aire sur l’Adour. Cependant le soleil a fait son apparition pour une belle après midi dans les arènes Maurice Lauche, dont les stigmates de la tempête sont toujours apparents. Les organisateurs doivent être satisfaits avec une belle entrée. 4/10 d’arène. Les aficionados ont apprécié d’avoir été informés du sorteo devant les guichets qui annonçait un changement avec un novillo qui s’était cassé la corne au débarquement, obligeant l’organisation à aller chercher un autre novillo. Présidence : Michel Florenza. Le prix au meilleur piquero fut attribué à Ney Zambrano qui a piqué le cinquième
4 novillos de Raso de Portillo et 2 novillos du fer d’El Quiñon, 2ème fer de la maison (1er et 4ème) de bonne présentation dans l’ensemble et de comportements variés par la suite. Ils mirent souvent les jeunes novilleros dans la difficulté. Le meilleur fut le cinquième brave à la pique et qui déborda ensuite le jeune Cristian Gonzalez. Le quatrième noblon et manquant de transmission. Exigeant le premier et troisième. Fade et sans moteur l’ultime.
Juan Molas (silence après avis et 1 oreille) se montra peu serein pour la lidia du premier novillo du fer d’El Quiñon qui ne fut pas du pain bénit. Après une lidia approximative, Jean Loup Aillet se trouva en difficulté avec sa monture Kirikou, partant seul faire le tour de la piste au galop. Gabin du entrer en piste avec un autre cheval pour pouvoir piquer enfin l’animal. Le dacquois fut en difficulté avec la muleta et sécha avec les armes. Face au quatrième, noblon mais fade, il parvint a distillé quelques muletazos avec de la personnalité mais sans transmission. Il logea une belle épée, la seule de la tarde, qui fit tomber le seul trophée, certes généreux.
Cristian Gonzalez (silence après avis et silence après avis) né à Salamanque sembla confondre vitesse et précipitation. Malgré son envie de bien faire, son toreo très électrique, ne lui permit pas de bien construire ses faenas. Il tira cependant quelques passes méritantes face au second exigeant. Le cinquième fut brave lors des trois rencontres avec Ney Zambrano. Un bon novillo que ne sut profiter Gonzalez, brusque et restant en dessous des capacités du Raso de Portillo ovationné à l’arrastre.
Pedro Andrés (silence et silence) fut appliqué cape en main, amena son premier adversaire au centre. Après trois rencontres discrètes et légères avec le mayoral Titi Agudo, il se trouva vite en difficulté malgré une envie de bien faire. Le novillo se décomposa au fil de la faena. Vilaine épée par accident qui coucha le novillo. Il accueillit l’ultime dans la poussière et au son de la Jota. Il arracha des muletazos méritoires face à un adversaire vite éteint et à court d’essence. Nouvel échec à l’épée qui fut le fil rouge de l’après-midi.


