Oreille pour Cirugeda et Pedro Andres en soirée
Photos et CR : Thierry Ripoll (Toreria.net pour vuelta)
Le centaure de La Puebla coupera les deux oreilles de son second après avoir mis un lio tandis que Clemente réalisa une course toute à son avantage, de meilleure conception devant son second, un toro ovationné à l’arrastre. Quant à Pablo Aguado il réalisa une faena de belle composition devant son premier, en perdant le bénéfice avec l’épée.
Diego Ventura se fit surprendre sans conséquences sur « Guadalquivir » avant un excellent tercio sur »Lio » face à un bon toro qui baissa peu à peu. Final pour les courtes, roses avec « Fouto » mais le rejon fit s’envoler tout espoir de récompense. Le centaure de La Puebla coupera les deux oreilles, après trois pinchazos !!! de son second après avoir mis un lio sur « Quita suena » et ses quiebros inversés et « Bronce » mordillant un toro distrait manquant de race, sans les brides avant de conclure sur « Brillante »
Clemente réalisa une course toute à son avantage, recevant son 1er de capotazos superbes, un toro de petite maille, noble mais manquant de fond et de forces, dont il tira le meilleur de la gauche. De meilleure conception fut son actuaccion face à second auquel il coupa deux pavillons, un toro qu’il banderilla même, peut être un clin d’œil à Morenito d’Arles, après que le Calejo Pires ait démonté les planches et passé dans le callejon. Face à un toro avec de la présence et encasté, ovationné à l’arrastre, Clemente étala l’étendue de ses qualités, de meilleure manière de la gauche avant de conclure efficacement au second essai.
Quant à Pablo Aguado il réalisa une faena de belle composition avec sa toreria allurée devant son excellent premier, de plus de fond à main droite, en y perdant le bénéfice avec l’épée. Son second ne lui offrir guère d’options pour triompher, se défendant de plus en plus…
Corrida reportée à ce dimanche en fin de matinée suite aux fortes précipitations de la veille… Annoncée à 11h00, le paseillo s’est élancé une demi-heure plus tard !!! Une corrida entretenue qui permit au nombreux public de se retirer satisfait des arènes.
Six toros d’élevage portugais, deux de Guiomar Cortes de Moura pour le rejon et quatre de Manuel Calejo Pires pour la lidia à pied. Du tamano chez les toros pour la partie équestre, meilleur le 1er. Un lot desigual de chez Calejo Pires, physiquement et moralement, le 1er, noble mais manquant de volume, de présence et de forces, peu intéressant le dernier, meilleurs les deux autres, ovation méritée pour le 3eme
– Diego Ventura : Salut et deux oreilles.
– Clément Dubecq « Clémente » (sorbet à la menthe et or) : Oreille et deux oreilles.
– Pablo Aguado (vert pin et or) : Silence et silence.
Pst : José Garcia Sobresaliente : David Saleri. Trois gros quarts d’arène sous le chant des cigales et le soleil. Corrida mixte organisée par le Club Taurin Beaucairois pour les 10 ans du club.
Oreille pour Cirugeda et Pedro Andres
Avec un petit plus pour le second qui hérita du meilleur de l’encierro tandis que son chef de lidia, mena à mas une faena peu évidente à son depart. Quant au péruvien Pedro Luis il aurait pu couper lui aussi un trophée mais l’épée lui a fait faux bond. Face à des novilleros certes volontaires mais encore perfectibles, cette novillada de Valverde aura été globalement décevante…
Pepe Luis Cirugeda ira attendre à porta gayola le 1er avant trois rencontres ou il s’échappa du peto et accrochant sans mal David Adalid aux banderilles. Après un début de faena peu évident face à un adversaire exigeant, le novillero d’Algeciras prendra peu à peu la mesure du Valverde, mieux à droite pour un final plus recentré. Son second s’élança pour trois belles arrancadas mettant beaucoup moins d’entrain dans la muleta de Cirugeda qui eut du mal à lui faire prendre quelques passes à droite ou a gauche avant de s’égarer avec les armes.
Le second ne s’impliqua guère lors de ses trois rencontres avant de passer la marche arrière au dernier tiers, Pedro Andres l’emmenant sur quelques séquences aussi courtes que violentes. « Amapol » se fit longtemps attendre tandis que le garçon de Vitoria l’attendait à genoux à la porte du toril avant de se faire survoler. D’entrée le Valverde afficha une belle combativité, poussant et restant lors de son unique pique. Entame de faena à genoux avant de lier quelques séries de belles factures sur les deux rives, son envie lui faisant parfois perdre un peu le fil en fin de cycle avant de conclure efficacement.
Pedro Luis toucha deux novillos enclins à chercher la sortie des muletazos. Son 1er qui ne resta pas au cheval en deux rencontres, proposa des charges puissantes quand le péruvien le gardait et enchaînait dans sa muleta mais l’épée lui fit défaut. A peu près le même scénario avec le superbe dernier piqué a la sabraque par trois fois et qui mit en déroute la cuadrilla aux banderilles. Pedro Luis parvint à le garder pour des séries des deux bords manquant de fond avant de sécher à nouveau avec les armes…
Six novillos de la ganaderia du Curé de Valverde, propriété de Jean Luc Couturier, de jeu et de présentation variés, mieux faits les 4° et 6°, décevants dans l’ensemble, manso le 1er, reculant sans cesse le 2°, manquant de race les 3° et 6°, qu’ils fallaient garder dans le leurre, le 4° peu enclin à embestir, meilleur le cinquième. Face au cheval, ce ne fut guère mieux malgré quelques belles arrancadas, les 4° et 5° s’y montrant de meilleures façons.
– Pepe Luis Cirugeda (bleu ciel et or) : Oreille et silence
– Pedro Andres (blanc et or gris) : Salut et oreille
– Luis Pedro (bleu marine et or) : Salut et silence après deux avis.
Pst : A. Chambon. Le trophée de l’Oreille d’Or a été décerné à Pedro Andres. Le prix au meilleur picador a été déclaré desierto. Le prix au meilleur banderillero a été attribué à Thomas Ubeda, des prix remit en piste à la fin de la novillada ainsi qu’un coup de coeur pour Pepe Luis Cirugeda. Une novillada organisée par l’Aficion Taurine Beaucairoise mal payée de leurs efforts au vu de la faible entrée. En attendant le paseillo une démonstration de piste par l’association Tatafina fit patienter le public qui s’occupait qu’un petit quart d’aforo. Temps variable m’empêchant les cigales de se faire entendre.

