Unique ovation pour Salenc. GALERIE PHOTOS
La feria dacquoise a décidément du mal à se lancer cette année. Des actes manqués avec un très joli lot de toros de la ganaderia d’Ana Romero. Les efforts furent gâchés pour la plupart avec la panoplie des estocades mal exécutées. Un fiasco total dans ce domaine. Les toros d’Ana Romero à l’intérêt décroissant ont mis quelque peu les toreros du jour en difficulté avec une sensation par moment de « ça aurait pu être mieux ». L’éclipse étant passée, les planètes n’étaient pas réellement alignées pour ce quatrième jour de feria. Le séjour aux corrales fut mouvementé laissant des traces de blessure surtout sur le dernier toro. La question de sa présence en piste peut et a dû se poser. Temps nuageux. 9/10 d’arène. Présidence : Mathieu Lassalle.
Les toros d’Ana Romero de bonne présentation, ont montré des qualités et de l’exigence. Certains toros ont montré de la bravoure sous le fer mais le premier tiers fut souvent mal exécuté. De la noblesse pimentée et de la classe par moment. D’autres ont montré un peu de fadeur, gardant la tête à mi-hauteur, se livrant peu. Le troisième se blessa à la patte après une belle classe dans la première série.
Morenito de Aranda (silence après avis et silence) amena son premier opposant au centre avant qu’il ne s’investisse sous le peto. La lidia fut soignée et livra une faena appliquée avec de bonnes séquences sur les deux bords. Hélas il gâcha son travail avec les armes. Son second plus difficile à manier, réfléchit avec des charges incertaines, restant la tête à mi-hauteur tout se doutant que la muleta n’est surement qu’un leurre.
Juan de Castilla (silence après avis et bronca après 2 avis) a passé une sale après-midi. Gravement blessé cet hiver puis à Pampelune à juillet, il fut en constante difficulté. N’étant pas en mesure physiquement de lidier et d’imposer ses intentions. Certes courageux, il fut à la peine avec les armes, montrant un sentiment d’impuissance malgré un constant soutien du chef de lidia. Tarde à oublier pour le colombien.
Adrien Salenc (silence et ovation après avis) réceptionna par véroniques un bel exemplaire d’Ana Romero sortant en piste plein gaz. Après un premier tier mal exécuté, il servit un bon début de faena où le toro se blessa à la patte, obligeant le français à abréger. Face au noble sixième, il fut enthousiaste et profita par séquences des qualités de son adversaire mais perdit tout espoir de récompense avec des lame traversante dans la soute.
Oreille pour Serrano et Garibay en matinée
En matinée, ce sont les novillos de La Cercada qui se présentaient pour la première fois. De présentation hétérogènes, ils se sont peu exprimés sous le fer mais ont par la suite montré de la noblesse mais manquant de fond. Intéressante matinée avec deux novilleros de qualité et dotés d’un toreo et d’une approche différente. Chacun a pu exprimer ses qualités. Le mexicain Ignacio Garibay, fin torero a distillé des naturelles de grandes précisions et de hautes tenues. Alvaro Serrano, avec une tauromachie plus autoritaire, ancrant les pieds dans le sol, a livré un premier combat convainquant pour son retour en piste mais fut marqué par une très impressionnante voltereta à son second avec une forte contusion au niveau des vertèbres.
1/3 d’arène. Temps lourd.
Alvaro Serrano (1 oreille et ovation après avis)
Ignacio Garibay (1 oreille après avis et ovation après 2 avis)





























































