Daniel Crespo parvint à se distinguer. GALERIE PHOTOS
Il y a des jours où pas grand-chose ne fonctionne comme on l’aurait souhaité. Pourtant les organisateurs avaient bien pensé leur affiche en programmant le triomphateur de l’an passé, le triomphateur de Madrid et la révélation de la Copa Chenel. Des jeunes toreros, comme un vent de fraicheur, réclamés par le public. Mais à ce jour, seul les arènes de Gamarde les avaient programmés. La preuve en est, les arènes affichaient le plein (9/10ème) pour les voir. Malgré des arènes couvertes, des courants d’air climatisèrent l’ambiance avec un temps automnale à l’extérieur, à peine neuf degrés au thermomètre au plus chaud de la journée et des pluies variables.
Le premier toro sortit en piste ne fut pas le bon, personne ne daigna changer l’ordre de passage, il fut donc remis dans le camion pour laisser place au bon numéro. Le titulaire traina la patte après les banderilles, Galvan aidé par sa cuadrilla exigea le changement que n’aurait pas dû accepter la présidence. Pour finalement avoir un sobrero sans grande qualité. Une heure après, Galvan salua à l’issue du premier toro. Près de trois heures d’ennui. Présidence : Franck Lanati
Les toros de Virgen Maria de présentation hétérogène, corpulents de châssis mais aux armures trop douteuses comme pour le cinquième. Par la suite, ils furent décastés après un premier tiers anecdotique. Ils passèrent plus de temps à reculer et chercher les planches, laissant pas d’option aux trois toreros du jour, plombant leurs illusions.
David Galvan (ovation et ovation) fut prudent face au sobrero, toréant avec distance un animal faible et sans grande qualité. Après un accrochage à son second, il fut plus centré et volontaire malgré une faena irrégulière.
Daniel Crespo (silence et 1 oreille après avis) n’eut pas le choix que d’abréger à son premier toro qui se colla aux planches et sans charge. Face au cinquième avec de vilaines armures, Crespo laissa entrevoir ses capacités. Il aguata, se croisa et parvint à dominer son adversaire avec patience, tirant le maximum de ce qu’il pouvait avec douceur pour un trophée mérité.
Victor Hernandez (1 oreille et silence) reçut son premier adversaire d’une larga de rodilla puis débuta sa faena par des statuaires. Après une belle série de naturelles, le toro partit aux planches et conclut d’une lame tombée pour un trophée que n’aurait pas du lâcher la présidence. Face à l’ultime qui refaisait donc sa deuxième apparition sur le sable, il essaya tant bien que mal de soutirer quelques passes à un toro sans caste.


