Cristiano Torres perd les trophées. GALERIE PHOTOS
Pour la deuxième journée de la féria de l’Atlantique, la matinée a débuté avec une sérieuse présentation des novillos d’El Montecillo, très bien présentés, plus imposants que certains lots de toros vus ici et ailleurs, malgré quelques cornes abimées dans les corrales et mettant à l’épreuve les novilleros, cuadrillas et picadors. C’est le jeune péruvien Pedro Luis qui a montré le plus de maturité dans la lidia. Cristiano Torres aurait pu repartir en triomphe mais il pêcha avec le descabello. Martin Morilla fut discret et souvent en difficulté. 1/3 d’arène. Soleil et températures agréables.
Les novillos d’El Montecillo ont impressionné par leur physique, puissant au cheval, renversant la cavalerie à trois reprises. Par la suite, ils furent de comportement varié. Faible le premier qui s’épuisa sous le peto. Nobles le troisième et quatrième. Exigeant l’ultime. Le lot de Morilla le mit trop rapidement en difficulté.
Cristiano Torres (vuelta et vuelta après 2 avis) accueillit discrètement l’imposant novillo d’ouverture aux deux cornes abimées. Il laissa beaucoup de jus sous le peto et se montra faible et très court de charge ensuite, s’arrêtant à mi passe. Faena méritoire mais sans liaison. L’entière efficace fera lever une légère pétition portée par son entourage. Face au quatrième, il fut peu appliqué dans la lidia. Il débuta à genoux et au centre pour des passes dans le dos. Puis il profita de la belle noblesse du novillo, chargeant museau au sol pour lier des séries rythmées sur les deux bords. Bernadinas en conclusion et il logea une entière qui ne fit pas effet et s’éternisa avec le descabello, perdant peut-être le triomphe.
Martin Morilla (silence après avis et silence après avis) connut une matinée difficile. Il fut peu à l’aise et présent face à ses deux adversaires. Padilla se fâcha et laissa ensuite le novillero se débrouiller. Face au second, il s’éternisa au descabello. Face au cinquième, il se fit accrocher la muleta très souvent, et ne sut trouver de solutions.
Pedro Luis (1 oreille et silence après 2 avis) a montré une belle maturité. Il reçut son premier adversaire d’une larga de rodillas, un novillo qui tarda ensuite à se fixer. L’animal éjecta le picador sur la première rencontre et fut économisé sous le fer. Le péruvien débuta par cambiadas au centre puis lia deux belles séries de naturelles où le novillo s’engouffra avec une certaine classe. Final par des naturelles données pieds joints et logea une entière tombée en conclusion. Il partit à porta gayola attendre l’ultime novillo de la matinée. Un sérieux exemplaire exigeant auquel Pedro Luis s’appliqua dans la lidia. Puissant au cheval, il fut brusque dans ses intentions et avec la volonté, il tira des séquences méritantes. Le novillo partit aux planches où il fut impossible de l’en sortir mettant le jeune torero en difficulté pour le faire tomber.