Pour la première de Toros y Salsa. GALERIE PHOTOS
Longue après midi pour la première corrida de Toros y Salsa où les organisateurs avaient programmé pour la troisième fois consécutive la ganaderia de Margé. Spectaculaire, la première année, âpre la seconde, plus fade cette année. En gardant en mémoire, la course d’il y a deux ans, les aficionados attendaient plus de combat dans cette course « toriste » avec plus de caractère. Les hommes du jour, pas dans leur état physique optimum sont restés prudents et n’ont pas trouvé toutes les solutions par ailleurs. Certains toros avaient cependant un fond de noblesse et laissaient entrevoir une meilleure issue mais l’alchimie n’a jamais été trouvée. Une tarde réduite au silence et décevante avec la faillite également aux aciers. Beau soleil. 7/10 d’arène. Présidence : Arnaud Imatte
Les toros de Margé, bien présentés et de comportement varié, ont montré un peu plus de noblesse que de bravoure mais un manque de caractère et de présence sous le fer. Peu piqué et avec de la mansedumbre. Le premier avait une belle corne droite. Plus exigeant le second. Certains se livrèrent partiellement mais sans éclat ni transmission. L’ultime manso perdido mit quant à lui de l’émotion en piste en tentant à plusieurs reprises de passer au-dessus des barrières.
Roman (silence après avis et silence après avis) débuta bien par le bas face au toro d’ouverture, discret sous le fer mais doté d’une belle corne droite. Il en profita pour servir des séries droitières de bonnes factures mais resta prudent et perdit rapidement du rythme avant d’échouer avec les armes. Face au quatrième qui protesta de la voix mais se livrant par intermittence, le franco-valencien tira ce qu’il put sans transmission.
Clemente (silence et silence après avis) fut irrégulier avec beaucoup d’approximation dans la lidia. Il débuta au centre face à un toro avec de la puissance et qui le mit à l’épreuve. Il se fit désarmer et ne trouva pas de solutions. Il débuta bien, avec de la personnalité sa faena au cinquième qui ne monta jamais en intensité par la suite, restant prudent également.
Samuel Navalon (silence après avis et silence après avis) fut aussi approximatif dans la lidia face à un lot le moins évident. Le troisième tenta de faire le tour du cheval. Il servit quelques muletazos isolées mais fut peu croisé. Il hérita pour finir d’un manso perdido qui ne se fixa jamais, trottinant toujours, fuyant en regardant le callejon tout au long du combat du début à la fin même avec l’estocade. Navalon lui couru après et tenta avec volonté de lui faire changer d’avis.



































