Madrid : David Mora ouvre la Grande Porte pour son retour après un faenon

Il coupe 2 oreilles à un toro d’Alcurrucen de vuelta (vidéo)
Madrid-David Mora-2016


Photo : Juan Pelegrin (Plaza de toros de Las Ventas)

La seconde vie de David Mora

Après 2 ans quasiment jour pour jour, David Mora est revenu dans les arènes de Las Ventas en ouvrant la grande porte après un faenon historique face à un grand toro d’Alcurrucen. Le mardi 20 mai 2014, David Mora reçut dans ces arènes, un terrible coup de corne de 30cm sectionnant la veine fémorale. Il lui fallut environ 650jours de combat, de douleur et de sacrifice afin de retrouver l’entière mobilité de sa jambe et pouvoir revêtir à nouveau le costume de lumière. Ce qu’il fit le 21 février 2016.

Les toros d’Alcurrucen de bonne présentation, furent de comportement varié, au manso quatrième à l’excellent second, nommé Malagueño, qui fut primé d’une vuelta posthume.

David Mora (2 oreilles et silence) fut appelé à saluer à l’issue du paseo par le public. Il reçoit le second toro, nommé Malagueño, par des véroniques de classes. Après deux bonnes rencontres avec la lourde cavalerie, bien piqué par Israël de Pedro, Roca Rey fit monter la pression avec son quite par saltilleras. David Mora répliqua par gaoneras malgré le vent. Le toro est mobile et répond à toutes les sollicitations. Mora brinda sa faena au chirurgien et l’équipe médicale de Las Ventas. Malgré le vent, il veut débuter par une passe dans le dos mais le toro emporte tout sur son passage et lui infligea une voltereta, retombant fortement sur le sable. Groggy quelques instants, un froid s’empare du public. Puis il reprend ses esprits et sa muleta avec calme sous les applaudissements pour livrer un faenon historique. Sa première série par trincheras par le bas donna le ton. A droite, le toro répète avec classe et transmission, Mora le conduit avec profondeur, toreria et temple. A gauche, le toro humilie avec la même envie, Mora ralenti sa charge, il est sur un nuage, le public est aux anges également. Il conclut son œuvre d’art par un estoconazo engagée et foudroyant qui fait trembler les arènes. Deux oreilles et vuelta au toro Malagueño sous les cris de Torero ! Torero ! Les larmes de joie du maestro qui a du repenser à tous ces jours de souffrance pour connaître aujourd’hui la gloire.

Une faena pour l’histoire.

Diego Urdiales (silence après avis et silence) resta discret face au toro d’ouverture encasté, restant en dessous des capacités que semblaient offrir le toro malgré quelques gestes de classe. Il abrégea face au manso quatrième, fuyant la cavalerie et se montrant peu intéressé par la muleta.

Andrés Roca Rey (ovation et aplausos après avis) eut la lourde tâche de passer après le faenon, c’est dans ce cas difficile de capter l’attention du public. Il montra beaucoup de courage et de sérieux. Il logea deux estocades avec sincérité.

 

 

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