Vic : Les toros de La Quinta dominent la concours de la matinée

Fracaso des toros d’Adelaida Rodriguez pour le final
GALERIE PHOTOS DE LA FERIA
Vic-Urdiales-LaQuinta

Corrida concours internationale avec les toros de La Quinta, Murteira Grave et Robert Margé.
Contrairement à la veille, le désert nous a été servi en entrée. Matinée intéressante et animée.

Diego Urdiales (1oreille, silence et silence) Le premier de La Quinta, nommée Bolero a été le plus complet de la matinée et fut honoré d’une vuelta posthume, il ira par 3 fois sans se faire prier sous le fer de Manuel Burgos, il resta fixe sous le peto de Lancelot mais sans réellement le pousser. Par la suite, il fut noble, humiliant dans la muleta de Diego Urdiales, répétant inlassablement mais sans Alegria et manquant de transmissions. Dommage. Diego sut le guider avec calme et douceur.
Son Murteira Grave ira par 3 fois également sous le fer de José Bernal mais sans reliefs et sans pousser. Urdiales abrégea son combat face à un adversaire sans charge et sur la défensive.
Le Margé se cassa la corne sous l’estribo de Gabin Réhabi. Il fut remplacé par un autre Murteira Grave, lidié hors concours, mansito, sortant seul de ces rencontres avec Gabin Réhabi, peu en réussite. Il fut compliqué et Diego ne sut trouver des solutions.

Javier Castaño (silence, ovation et silence). Le La Quinta fut plus exigeant que son frère. Il ira à 5 reprises voir Alberto Sandoval avec violence mais sans réelles poussées et sortant seul. Javier le travailla avec maitrise sur la gauche principalement car son opposant se montra impossible à tribord. Il mettra bien en suerte le Murteira Grave à cinq reprises afin de laisser travailler Fernando Sanchez sans que le toro ne s’emploie sous le peto. Cette fois-ci, il toréa principalement à droite car peu de possibilité à bâbord.
Le Margé ne s’emploiera peu sous le fer de Tito Sandoval (peu en réussite également sur ses puyasos). Il fut par la suite compliqué et avisé, Javier abrégera.

  • Manuel Burgos monté sur Lancelot remporte le prix de 1000€ attribué au meilleur picador. A noter le bon comportement (comme souvent) de la cuadra Bonijol.
  • La cuadrilla de Javier a encore été exemplaire. David Adalid et Fernando Sanchez Martin ont salué à chaque toro et auront mis l’arène debout. Des lidias précises et des tercios de banderilles bien administrés entre les cornes et avec élégance. Tout est soigné avec Javier Castaño qui ira jusqu’à remettre droit le nœud de cravate de son compañero et ami David Adalid avant le salut. Avec Javier Castaño, toute la cuadrilla se sent torero. De grands moments, gracias a todos.
    Vous l’aurez compris, ils empochent le prix de 1000€ attribué à la meilleure cuadrilla.

cuadrilla-castano-vic

C’est le public qui a élu le meilleur toro. Le résultat sera donné prochainement. Mais sans aucun doute, il sera attribué à Bolero n°73 appartenant au fer de La Quinta.

Galerie photos : http://yannbridonneau.blogspot.fr/2013/05/corrida-concours-vic-2013.html?spref=fb 

 

L’après-midi : Pas grand-chose à dire, Le week-end trop arrosé coula le navire.

Fracaso des toros d’Adelaida Rodriguez, bien présentés, mais sans aucunes forces, ne tenant pas debout, 2ème bis et ter comme sobrero idem. Le sobrero 2ème ter du fer de José Escobar fut sorti en 5ème.

Juan Bautista (ovation et silence) sans options

Ivan Fandiño (silence et 1 oreille ? celle du président car le public ne la demandait pas) essaya de sauver le naufrage de la tarde face au sobrero de José Escobar, fade, en lui arrachant avec autorité ce qui pouvait lui donner, et tua également avec autorité et engagement.

Alberto Aguilar (silence et silence) hérita du seul toro potable mais très compliqué. Malheureusement pour lui, la présidence lui abrégea le tercio de varas, ce qui empêcha de lui régler son port de tête très armé et très chercheur. Impossible pour lui de le tuer dans les règles.
Galerie photos : http://yannbridonneau.blogspot.fr/2013/05/corrida-d-adelaida-rodriguez-vic-2013.html

Le bilan de la féria est comme la météo, très mitigée, des déconvenues mais avec du bon également. Les gens ont bien (re)rempli les arènes, ce qui veut dire que le travail en amont a été bien fait. Après la mala-suerte a été présente.

 

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