Saint Etienne du Grès : 1ère féria des trois tauromachies du 10 au 12 mai

Espagnole, Landaise et Camarguaise
Saint Etienne Grès-2018-présentation

Photo : Toreria.net

  • Jeudi 10 mai: Fiesta campera

– 11 heures : Becerrada de l’Ecole taurine d’Arles
– 13 heures : Repas
– 16 heures : Festival taurin avec quatre novillos de la Ganaderia Las dos Hermanas (Arles) Pour : Diamante Negro, Adrien Salenc, El Galo et Adam Samira.
– 18h30 : Apéritif bodega dans la cour de la mairie.

  • Vendredi 11 mai : Course landaise

– 16 heures : Course landaise avec la Ganaderia Deyris (championne de France 2017).
– 18h30 : Soirée bodega

  • Samedi 12 mai : la Bouvine aux arènes

– 16 heures : Numéro équestre « Du masculin au féminin », avec le carrousel des manches et le carrousel des Amazones, par Les Ecuries de Faustine. Maniabilité du cheval Camargue, avec Florent Lupi-Chapelle. Course Camarguaise de quatre taureaux emboulés pour les six meilleurs élèves des écoles de raseteurs.
– 18h30 : Bandido de la manade Albert Chapelle des arènes au Cœur de Village
– 19h30 : Apéritif bodega dans la cour de la mairie

Saint Etienne-affiche2018

Jeudi 10 mai : la tauromachie espagnole

Organisée par le Club Taurin « Peña taurine El Galo », présidée par Robert Del Testa, maire honoraire de Saint-Étienne du Grès et président de l’Ecole taurine d’Arles, cette journée est dédiée à l’aficion.

Présente depuis plus d’un siècle, l’aficion est aujourd’hui liée à l’élevage des taureaux de race brave, dans toute la Camargue. Au travers des écoles taurines, à l’instar de celle d’Arles, associée à l’événement, l’aficion est aussi une école de vie, de respect et de valeurs qui associe dans un même élan, toutes origines et tous milieux.

Le club taurin El Galo, créé en 2015 et affiliée à l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard, œuvre à la promotion de la culture taurine à Saint-Etienne du Grès.

La becerrada est une course de taureaux de race brave, pour les débutants. Les taureaux, âgés de moins de deux ans (becerros), sont issus de la Ganaderia Las Dos Hermanas (Arles). La course se déroule sans picador ni mise à mort.

Elle permettra de découvrir les jeunes élèves de l’Ecole Taurine d’Arles qu’entraine Paquito Leal.

La novillada est une corrida avec de jeunes taureaux de race brave, âgés de 3 ou 4 ans (novillos), à de jeunes toreros (novilleros), qui n’ont pas encore pris l’alternative. Il arrive, dans le cadre d’un festival taurin, que les novillos soient combattus par des toreros ayant pris l’alternative (matadors de toros).

 

Vendredi 11 mai : la tauromachie landaise

Pour la première fois, une course landaise est présentée dans les arènes de Saint-Étienne duGrès.

Pour cette journée, la Mairie, organisatrice, a choisi une ganaderia de renom, la Ganaderia Deyris, championne de France 2017. Bien que les acteurs de cette tauromachie s’appellent des toreros et que les vaches soient de race brave, cette tradition est très différente de la tauromachie espagnole.

Dans la course landaise pas de piques, pas de banderilles, pas de mise à mort.

Les toreros, sauteurs ou écarteurs mettent en avant leur courage, leur habileté, leur talent et leur esprit d’équipe.

La Course Landaise

Une pratique ancestrale dans le Sud-Ouest

La passion des gascons pour les jeux taurins est une très longue histoire comme en atteste un document daté de 1829 retrouvé dans les archives de la ville de Bayonne.

L’acte le plus ancien, aujourd’hui conservé aux Archives Nationales fait état en 1457 d’une coutume immémoriale de faire courir vaches et bœufs dans les rues de Saint-Sever à l’occasion des fêtes de la Saint Jean.

Ces premiers jeux taurins sont loin de la course landaise telle qu’elle est connue aujourd’hui. Ils consistaient à faire courir, dans les rues étroites des cités médiévales gasconnes, les bêtes que les bouchers conduisaient à l’abattoir. Vaches, bœufs et taureaux permettaient à la jeunesse en quête de sensations fortes d’affronter les cornes tout en défiant les autorités civiles et religieuses qui condamnaient sévèrement ces pratiques jugées anarchiques et païennes.

Ensuite, pendant plusieurs siècles, on connaît surtout la tauromachie landaise par les différentes tentatives d’interdiction dont elle fut l’objet à maintes reprises, sans succès.

Au cours du XIXème siècle, deux événements majeurs la font rentrer dans la modernité :

L’obligation de pratiquer les courses uniquement dans des lieux délimités et fermés entourés de gradins. C’est dans cet espace limité de l’arène que naquirent l’écart puis le saut, les deux figures artistiques de la course landaise.

L’apparition, en août 1853, du bétail d’origine ibérique qui se révéla plus apte que le bétail local.

A la fin du siècle, les toreros landais adoptèrent la tenue qu’ils portent toujours aujourd’hui – le pantalon blanc et le boléro de couleur agrémenté de paillettes d’or.

C’est la détermination séculaire de tout un peuple, amoureux de la fête, qui a permis que cette unique et singulière tauromachie existe toujours.

Elle est profondément enracinée dans la culture et la tradition gasconne.

 

Samedi 12 mai : la Bouvine aux arènes

Cette journée est organisée par l’Association Grésouillaise Culture, Fêtes et Traditions présidée depuis 2004 par Christian Vallat, Secrétaire Général de la Fédération Française de la Course Camarguaise et Président du Trident d’Or.

Pour cette manifestation qui débutera à 16 heures dans les arènes de Saint-Étienne du Grès, l’association Grésouillaise propose au public de découvrir différentes facettes des traditions camarguaises, avec un spectacle taurin qui comprendra :

Une démonstration de maniabilité du cheval Camargue avec : les Ecuries de Faustine qui exécuteront deux carrousels, Florent Lupi-Chapelle qui fera une démonstration de tri de bétail.

Une course de taureaux emboulés pour les 6 meilleurs élèves des écoles taurines.

En Camargue, le taureau et le cheval sont indissociables.

Longtemps utilisé soit pour l’élevage bovin, soit pour les durs travaux agricoles dans les mas, le cheval de race Camargue, cheval de bouvine et de combat, fier et pourtant domesticable est si intelligent qu’il finit par collaborer amicalement avec son gardian. Il peut tout faire.

Aujourd’hui, alors que l’on fête les 50 ans de la reconnaissance de la race du cheval Camargue, on retrouve ce « petit » cheval dans les centres équestres où il est apprécié pour sa gentillesse et ses capacités sportives, dans les fêtes où nous pouvons les admirer dans de nombreux spectacles.

C’est pourquoi en première partie de cet après-midi LES ECURIES DE FAUSTINE vont présenter un spectacle équestre avec des chevaux Camargue.

 

  • INFORMATIONS PRATIQUES

Feria 2018 des Tauromachies de Saint-Etienne du Grès :

Les tarifs

Journée du 10 mai 2018 : 20 € pour la journée (15€ pour les sociétaires), 5€ pour les enfants (le matin).

Repas : inscriptions auprès de la boulangerie Banette ou au Café du Vieux Grès.

Journée du 11 mai 2018 : 15 € (adultes), 7€ (moins de 18 ans), gratuit (enfants moins de douze ans).

Journée du 12 mai 2018 : 6€ (adultes), 3€ (moins de 18 ans), gratuit (moins de douze ans).

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