Pontonx : présentation de la 5ème édition du certamen de la Fragua

Programme du 24 et 25 février 2018 (vidéo)
Pontonx-La Fragua2018

  • Programme :

Samedi 24 février
– 9h : inauguration de la Fragua
– 10h : sortei suivi du tentadero. 6 vaches de la ganaderia de Calejo Pires
– 13h : déjeuner dans les arènes
– 14h : reprise du tentadero 6 autres vaches de la même ganaderia
– 18h : proclamation des vainqueurs et vernissage du livre « Du sacrifice au triomphe »
– 21h : grand concours landais

Dimanche 25 février
– 10h30 : tentadero avec Victor Mendes, Juan Leal et les élèves d’Adour Aficion
– 13h : déjeuner
– 16h : novillada sans picador 5 erales de Calejo Pires pour les novilleros sélectionnés.

  • La Fragua V, les candidats

Juan Leal et son équipe ont choisi les 12 novilleros qui participeront à la cinquième édition du certamen La Fragua, les 24 et 25 février prochains dans les arènes de Pontonx-sur-l’Adour.

Adam Samira, escuela taurina d’Arles

Alvaro Sánchez, escuela taurina de Guadalajara

Cristobal Ramos Parrita, Fundación El Juli

Jorge Martínez, escuela taurina d’Almería

José Molina, escuela taurina d’Albacete

Juan José Villa Villita, escuela taurina de Madrid

Manuel Perera, escuela taurina de Badajoz

Raúl Montero, escuela taurina de Salamanca

Pablo Paez, escuela taurina de Sevilla

Solal Calmet Solalito, escuela taurina de Nîmes

Yon Lamothe, escuela taurina Adour-afición

Luis Silva, escuela taurina Moita

 

  • Rui Bento Vasques, président du jury

Né à Preces (Portugal) le 10 avril 1965, il n’a pas d’antécédent taurin. Il grandit à Villa franca de Xira la ville la plus taurine du Portugal. Depuis toujours, il se sent attirait de forme irrésistible par la tauromachie. Des l’âge de dix ans, il va aux arènes accompagné de son frère, et c’est ainsi que nait en lui l’envie de devenir torero.

En 1981, il remporte le Certamen, ‘En Busca de Nuevos Toreros’ dans les arènes de Campo Pequenho à Lisbonne. C’est alors que, de bouche à oreille, le nom de Rui Bento Vasques se fait connaitre au sein de l’aficion portugaise. Il participe alors à quelques novilladas sans chevaux dans son pays natal et démontre avoir de grandes qualités pour devenir torero. Très vite, il quittera son pays pour s’installer à Salamanque afin de vivre au cœur de sa passion : le taureau brave. C’est alors que commence sa carrière de novillero en Espagne.

Sa trajectoire de novillero prend un rythme ascendant et imparable vers les plus hauts niveaux de la corrida. Lors de ses débuts à Madrid, il laisse une excellente impression et gagne la répétition pour la feria de Otoño de 1986 et celle de San Isidro de 1987 ; temporada qu’il terminera à Zaragoza en ouvrant la grande porte. Au vu de ses triomphes, l’alternative ne se fait pas attendre et c’est donc le 25 Juin 1988, dans les arènes de Badajoz, qu’il devient matador de toros  des mains de José María Manzanares et en présence de Paco Ojeda.

Malheureusement, la malchance fait son apparition un mois plus tard, le 24 juillet à Orthez (France), où il prend un grave coup de corne dont les séquelles marqueront de forme décisive la suite de sa carrière.  Il réapparaitra un an plus tard, à Avila, mais, encore convalescent, il devra mettre un terme à sa temporada pour revenir seulement en mai 1991. Son retour est triomphant lors de ses dix corridas, mais malgré tout il a beaucoup de difficultés pour intégrer les bons cartels. Les corridas qu’il tue deviennent de plus en plus dures et les contrats de plus en plus rares. Reste dans les annales la temporada 98 durant laquelle il torée 25 corrida et parvient à couper 27 oreilles.

Il se coupe la coleta le 21 septembre 2000 dans les arènes de Salamanque qui l’ont vu grandir comme  torero « Je suis un torero portugais de naissance mais salmantino  de cœur ».

Aujourd’hui, il est devenu impresario des arènes les plus importantes du Portugal: Campo Pequenho. Il est aussi apoderado et s’implique dans la préparation des jeunes toreros de l’école taurine de Campo Pequenho.

Il sera président du jury de la Fragua V.

 

  • Victor Mendes, parrain de La Fragua V

Victor Mendes, grand torero des années 80-90 sera le parrain de la V édition du Certamen La Fragua. Le 25/02/18 à 11h, il tientera avec Juan Leal, amphitryon de l’évènement.

Victor Mendes fut l’un des chouchous de l’Aficion  française. En quelques novilladas, le tout jeune Victor est parvenu à conquérir l’Aficion du Sud-Ouest. Alors souvent compagnon de cartel du catalan Richard Milian, tous deux captivent les fiefs aquitains de la novillada et abandonnent régulièrement les arènes en triomphe, souvent avec les costumes en lambeaux …

Sacré matador dans la Monumental de Barcelone le 13 septembre 1981, il coupe 3 oreilles aux toros de Carlos Nuñez. Très vite Victor s’impose dans la tauromachie mondiale. Sa façon si particulière et puissante de poser les banderilles sera une des bases de sa renommée. Mais, pas que… Toujours prêt à affronter les élevages les plus redoutés, Victor en deviendra vite un des meilleurs spécialistes. En 1984, il sort « a hombros » de Las Ventas pour la première fois en coupant 1 oreille à chacun de ses toros de Victorino Martin, en 1987 il en coupe 3… Dans le Sud-ouest, il sera indispensable pendant de longues années dans toutes les Ferias et corridas d’importance. A Bayonne, ses rendez-vous annuels devant les « Fraile » et les « Victorino » feront les beaux jours de Lachepaillet.

Victor, c’est aussi le charme, et il sait en jouer… Beau parleur, le Maestro portugais ne connait pas la barrière linguistique : l’espagnol, le français et même l’anglais sont au point. Il fréquente les tertulias d’après corrida et draine vers les plazas de nouvelles générations d’aficionados. Et d’aficionadas… Les filles en général ne sont pas insensibles  à son charme de belluaire, et se font grâce à lui plus présentes que jamais dans les arènes.

Sa dernière corrida en France remonte au 6 aout 2013 où il alterna avec Juan Leal et Thomas Dufau dans les arènes de Villeneuve de Marsan.

Rendez-vous les 24 et 25 février prochain, à Pontonx-sur-l’Adour afin de revoir le maestro.

 

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