Palavas les flots : Juan Bautista seul face au froid, vent et les toros de Margé

Il coupe 3 oreilles. Résumés Vidéos
Palavas-Juan Bautista-Margé

Photo et CR : Toreria.net pour Vuelta

Contre six toros de Robert Margé et surtout contre un vent violent et glacial qui l’obligera à toréer en permanence à un mètre cinquante des barrières, entre le palco et le burladero des toreros. Si tant est que ce fut l’endroit le moins exposé, sa muleta y flottant comme un drapeau, empêchant tout bon déroulement des faenas, le reste de l’arène étant balayé par les bourrasques. Certaine figuritas auraient plié ça en une heure et demie. Juan Bautista tenta de tirer le maximum de ses six adversaires et ses trois oreilles l’en ont récompensé. Mais pour le torero, comme pour le ganadero, ce ne fut que frustration. Pour Juan Bautista qui avait du imaginer un tout autre scenario pour ce solo, une épreuve déjà très contraignante en temps normal, que ces faenas vidées de leur substance créative… Pour l’éleveur qui présenta un lot de toros de très belle morphologie, moitié cinqueño, moitié cuatreño, varié de comportement mais aurait mérité d’être combattu dans d’autres conditions, même si les cotés intéressants de certains toros ont ressortis. Vraiment dommage pour tout le monde, y comprit pour les spectateurs qui remplissaient au trois quart les arènes de Palavas, en Sibérie du Nord, dont Laurent Blanc l’actuel entraineur du PSG….

Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (Silence après avis, 1 oreille, 2 oreilles après avis, silence, silence et silence)

Sobresaliente : Jeremy Banti (bleu marine et or) et Miguel Angel Sanchez (bleu piscine et or). Pste. D. Azema. La Marseillaise accompagna le paseillo, Juan Bautista fut appellé à saluer avant la sortie du 1er toro. Huit toros de R. Margé, les 1er et 5° étant changés pour des pertes de cornes….

Il faisait donc un vent à décorner les bœufs mais ce furent les burladeros qui se chargèrent des deux pitons du toros d’ouverture. Après lui sortit un joli colorado astifino qui s’employa un peu lors de son unique rencontre avec un fond de caste, se montrant vif, distrait et sur la défensive par la suite, le flottement du leurre accentuant les défauts du Margé.

Le second prit de belle manière ses deux piques, la seconde dans le sens long de la piste. Eole hacha la faena, la rendit parfois brouillonne malgré toute l’application du torero arlésien qui rendit une copie soignée avant 4/5 d’épée en place.

Le troisième, le premier sobrero, poussera en s’employant par deux fois et fut brindé à son propriétaire et à V. Ribera, le directeur des arènes. Avec beaucoup de classe, il négligea les tentations du diable, transformé en vent, pour ne répondre qu’aux toques de Juan Bautista et lui offrir une faena bien plus sereine, construite et esthétique, conclue d’une superbe épée a recibir, avant d’aller mourir au centre du ruedo…  puis suivre en luttant, le torero jusqu’à l’estribo.

Le quatrième fera voler le burladero bien haut mais sera économisé aux piques, son manque de forces le mettant en position défensive au dernier tiers.

Le cinquième se cassa une corne en tapant fort dans un burladero et fut changé par un second sobrero du même fer qui ira fort au cheval par deux fois mais qui ne livrera jamais dans la muleta de l’arlésien, sinon avec beaucoup de violence.

Le dernier fut reçu d’une larga de rodilla, montrant de bons principes face à la cavalerie avant que Juan Bautista ne le banderille parfaitement pour une belle ovation. Le début de faena ressembla à celle du troisième, mais, hélas, le Margé ne dura pas et Jean Baptiste, qui avait tué les cinq premiers de cinq coup d’épée, dut s’y reprendre à deux fois avant de sortir à hombros des arènes….

CR : Toreria.net

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