Logroño : Un bon toro d’Escolar dans un défi sans concours

Esau Fernandez, une oreille d’un J.L Fraile GALERIE PHOTOSLogrono-santa coloma-escolar gil

Sur le papier, le cartel était alléchant et le choix des organisateurs était intéressant et partait d’une bonne initiative. Mais ce fut une déception générale. De la part des organisateurs tout d’abord, qui ne sont pas allés au bout de leur initiative. Un défi ganadero sans lidier les toros dans une situation de corrida concours n’a que peu d’intérêt. Deux picadors en piste, deux rencontres obligatoires comme une corrida formelle, sorteo des toros. Dommage. Déception du point de vue de l’affluence, peu d’aficionado dans les arènes (à part des français) alors que les rues étaient pleines de monde pour la féria mais bruyant comme un stade plein. Déception des jeunes toreros présents, sans envie de lidier correctement un toro, aucune mise en suerte, pas de tercio de banderilles. Déception également du bétail où seul le toro d’Escolar Gil, encasté, domina ce défi mais fut mal lidier comme ses cousins.

1) Escolar Gil : de présentation correcte, ne fut pas mis en suerte face à la cavalerie, poussa légèrement avec fixité sous le peto lors des deux seules rencontres. Il fut encasté, humiliant avec profondeur et classe dans la muleta brusque de Luis Bolivar, peu croisé et ne parvenant pas à dominer son opposant et à se hisser à son niveau. Il tua d’une lame tombée. Applaudissements au toro et silence pour le maestro.

2) La Quinta : présenté dans le type, il resta fixe sous le peto sans pousser et sans détermination et pris deux picotazos standards. Il fut noble, sans vice mais fade et sans jamais mettre la tête dans la muleta d’un Paco Ureña appliqué, qui sut laisser de la distance avec son opposant. Faena sans transmission par la faute du toro. Recibir tombé. Silence

3) Flor de Jara : de présentation moyenne, 2 rencontres sans relief face à la cavalerie. Répétant sans grande détermination au dernier tiers et manquant de fond. Faena appliquée, et élégante de Joselito Adame face à un adversaire qui n’offrait pas plus d’option. Entière en place. Silence.

4) Adolfo Martin : très bien présenté, muy astifino. Deux rencontres brusques, restant fixe au peto mais sans pousser. Il ne se livra pas au derniers tiers et fut compliqué. Ruben Pinar fut approximatif et désordonné. Silence

5) Ana Romero : de présentation moyenne, tardo face au picador, il poussa fortement sa première rencontre, faisant culbuter le picador. Il resta fixe sur la seconde et fut plus lourdement chatié. Il fut fade et manqua par la suite de combativité dans la muleta d’Antonio Nazaré, qui resta discret. Silence.

6) Juan Luis Fraile : de présentation correcte, il fut reçu à porta gayola par Esau Fernandez, venu remplacer tardivement Manuel Escribano. Il ira au petit pas à la cavalerie sans pousser. Il fut noble et mobile au derniers tiers mais manquant de transmission. Esau Fernandez montra de l’envie. Il fut le seul à essayer de placer correctement son adversaire face au picador. Le tercio de banderilles fut le seul de la tarde à avoir été appliqué et pas bâclé. Il fut sincère et tua d’une entière avec engagement. 1 oreille

GALERIE PHOTOS

RESUME VIDEO CANAL PLUS TOROS 

 

Les commentaires sont fermés.