Boujan sur Libron : une seule vuelta pour Maxime Solera face aux novillos

Triomphe d’El Rafi face aux erales de Dolores Aguirre
Boujan Solera


CR et photo : Toreria.net pour Vuelta

Le jeune torero de Fos, afincado en Cataluña, réalisa une forte intéressante « présentation » en France, perdant un succès plus conséquent avec les épées. Dommage. Mais la vedette du jour sera Gabin Rehabi pour son tercio de piques au 5° novillo au cours d’une décevante novillada de Dolores Aguirre manquant de race et de forces. De belles présentation, applaudit les 1er, 5° et 6°, ils ne seront que l’ombre de ce que l’on attend des pupilles de cet élevage, y comprit au cheval ou le 5° profitant de l’esprit Gabin, fit illusion, le plus impliqué dans ce tercio étant le dernier. Le piquero arlésien fut ovationné et salua certes mais il y eu aussi « Belisama » la jument torera de Bonijol qui avait déjà fait étalage de ses qualités au 4° novillo, montée par I. Rubio Martinez. Quant à MA Pacheco et LM Castillanos ils passèrent sans peine ni gloire…. Pst L Burgoa, soleil et vent, casi lleno, les prix prévus pour les novilleros n’ont pas été attribués, un l’a été au dernier moment et décerné à Gabin pour sa prestation.

Miguel Angel Pacheco (Silence et silence après avis) Le 1er ira trois fois au cheval pour cariocas avant de se laisser faire sans brio ni forces dans la muleta de Pacheco. A gauche il fut bien plus réservé et le gaditano l’expedia au 3° essai. Il restera très prudent face au sérieux 4° se contentant d’aligner des passes sans saveur à un adversaire du même tonneau et de l’estoquer en 4 temps.

Luis Miguel Castellanos (Silence après deux avis et silence après deux avis) Le 2° s’endort deux fois dans le peto, chutant entre temps comme il le fit tous les trois muletazos lors de la faena au cours de laquelle Castellanos pour grappiller quelques allants noblotes, tuant en deux temps et d’épées basses. Musique et salut pour Gabin qui fit venir quatre fois, et en augmentant les distances « Burgales », les deux dernières pour la beauté du geste… Manso et fuyard, mettant la cuadrilla en déroute, il avait aussi un bon fond de noblesse qui, s’il avait été exploité en le retenant, par le mexicain, aurait permit de voir autre chose. Il en fut incapable et frôla le troisième avis à l’épée…

Maxime Solera (Vuelta après avis et silence après avis) Astifino mais de petite maille, le 3° n’accepta que deux rencontres avant de ne penser qu’à s’échapper de la muleta de M. Solera qui fit bien les choses pour le garder un maximum avec un meilleur rendu à gauche. L’épée atravesada lui ôta tout espoir de récompense. Quatre piques aussi pour le dernier qui en paiera peut être le prix en fin de parcours. Son banderillero frôlera la cornada en glissant devant le novillo et l’Aguirre se mit à se réserver de plus en plus, obligeant le français à lui arracher les muletazos au prix d’un bel effort, arrivant même à lier quelques passes. L’épée, hélas à nouveau lui fut fatale…

  • Dimanche matin : Le triomphe d’El Rafi

Quatre becerros con tamaño de Dolores Aguirre mansos avec de la caste, allant dans l’ordre, de la mauvaise à la bonne, les deux derniers de moins de forces, offrant le festejo le plus intéressant de la Feria, surtout qu’en face d’eux les novilleros ont tenu leur place, la palme au nîmois El Rafi, triomphateur de la matinée qui fit partager sa vuelta avec le mayoral.

Pst P. Picard, Vent et nuages, 1/3 d’entrée, le 1er sera puntillé en piste après le troisième avis fatidique, le trophée Ph. Castelbon à été attribué à El Rafi, le 4° becerro, N° 54 a été honoré d’une vuelta posthume !!!!

Cristian Montoro (Salut après trois avis) Le 1er affichera ses intentions peu catholiques d’entrée d’autant que le vent n’arrangera rien et prendra très vite le dessus sur C. Montoro qui bien du mal à surnager même en posant les banderilles. Avisé, félin et retord, il mettra en difficulté un becerrista vert et de peu de recours qui séchera complètement avec les épées… Le public l’appellera à saluer pour son mérite malgré les 3 avis.

Carlos Carmona (Vuelta) Tout aussi encasté et aux idées aussi peu claire, le sérieux 2° tombera sur un novillero déjà plus aguerrit qui le réceptionnera d’une larga de rodilla. La muleta est plus ferme mais l’Aguirre reste à l’affut, réussissant même à l’accrocher en cours de faena. Une épée concluante au 5° ôtera tout espoir de trophée tandis que le becerro ira mourir au toril.

Geoffrey Chastel «El Père» (Vuelta) El Père touchera le plus lourd de l’envoi, applaudit de salida mais avec du mou dans les pattes avants. Le nîmois mettra beaucoup d’application dans son trasteo, réussissant quelques jolis enchainement surtout à droite avant de recevoir un uppercut au visage en découvrant l’autre bord. Il reviendra d’ailleurs sur cette corne pour y imposer sa muleta certes encore irrégulière. Demi-lame qu’il retire à la main avant de loger une entière après pinchazo.

Raphael Raucoule «El Rafi» (Deux oreilles) El Rafi s’était déjà mis en évidence lors d’un quite au novillo précédent. Il soignera sa réception à la cape avant de banderiller de fort belle manière. Noble et de bonne convenance, le Dolores Aguirre, bien cherchant le pourtour en permanence, lui permettra de réaliser une excellente et élégante faena sur les deux bords, toréant à gusto avant de conclure d’une superbe épée. Deux oreilles et trophées pour le jeune nîmois qui invita le mayoral à partager ce moment… La vuelta au novillo, querencioso, s’avérant plus anecdotique…

  • Samedi : déception avec les novillos de Los Maños

Formant un lot des plus hétérogènes avec trois aux cornes plus que douteuses dont le second imprésentable….Tous sortirent ventre à terre avant de s’éteindre à la première rencontre, certains accusant même un manque de forces. Pour la première fois de son histoire, la Feria de Boujan affichait un presque plein dans les gradins. Dommage. Pst A. Roques, 10’ de retard pour contrôles, ciel menaçant et vent froid sur la fin. Minute d’applaudissements pour I Fandiño. Salut d’El Santo au 5°. Les trophées prévus ne furent pas attribués.

Andy Younes (Silence et silence) Triste de tête et faible, le 1er verra la cavalerie aller au sol avant d’errer sans allant devant la muleta d’Andy Younes, se laissant faire un peu à gauche mais toujours en cherchant les chevilles au sortir du muletazo. 2pée concluante au 3° essai. Applaudit à sa sortie, le 4° se montrera sur deux jolies arrancadas au cheval mais s’y employer. A la muleta il s’arrêtera d’entrée à mi-passe aussi bien à droite qu’à gauche, l’arlésien s’embrouillant avec la ferraille à la conclusion.

Tibo Garcia (Salut et silence) Les séquences les plus abouties de l’après-midi sont à mettre au crédit de Tibo Garcia devant le second, playero, protesté fortement pour ses cornes en pinceaux. Trois jolies arrancadas, irrégulières en intensité, la dernière faisant basculer et chuter Gabin. Novillo de peu de fond, avisé à gauche, il gagnera peu à peu le pourtour malgré la muleta ferme du tarasconnais qui perdra les bénéfices avec l’épée. Faible et avisé d’entrée le 5° gagnera très vite les barrières pour se soustraire au combat

Adrien Salenc (Silence après avis et silence) Reçu un genou fléchit, le 3° proposera un tercio de piques intéressant avec chute de la cavalerie à la 1ere. Il offrira aussi des possibilités à Adrien Salenc qui saura en profité un peu sur trois séries, deux sur la corne droite et une sur l’autre bord, le reste restant plus dans l’à peu-prés. La mise à mort en 4 épisodes refroidira les tendidos. Il recevra le dernier aux armures de triste mine d’une larga de rodilla avant deux rencontres à l’arrachée, précédant une fin de non recevoir du novillo qui n’avait rien à donner et qui parti d’un bajonazo au second essai….

CR : Toreria.net pour vuelta

 

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