Beaucaire : Le Bolsin et les toros d’El Torero finissent la féria sur une bonne note

Déception des toros de Valverde pour l’ouverture. (vidéos)Beaucaire-Marco-Leal

CR : http://www.toreria.net/

Soleil avec la corrida de clôture ou les trois toreros et le mayoral sont sortis en triomphe, grâce notamment aux toros d’El Torero qui donnèrent un jeu excellents. Ombre, sombre même avec le lot décasté du Curé de Valverde, complété avec un « Concha y Sierra », pire que les ouailles titulaires sauf le 4° qui sauva en partie les meubles…. A retenir aussi la bonne tenue des phases finales du Bolsin Terres d’Argence.

  • Samedi 27 juillet : pas de miracle pour le Curé de Valverde

Une ganaderia dans le fond depuis plusieurs années et qui a démontré, si besoin est, le très long chemin que devra faire son nouveau propriétaire pour pouvoir espérer la remettre à flot. Si l’on excepte le 4° qui avait un fond de bravoure et de race, le reste ne fut qu’un lot de désolation, diversement et mal présenté, le plus beau étant le « Concha y Sierra » sorti en 5° position mais qui n »avait que ça….. les 1er, 2° et 5° furent sifflés à l’arrastre. R. de Julia s’est montré à son avantage face au 4° tandis que Marco Leal, volontaire, exploitera les petits fonds de noblesse insipide de ses deux adversaires pour couper deux fois une oreille de moyenne résolution….. A. Aguilar n’ayant lui aucune offre de service.

Rafael de Julia (silence et ovation)
Alberto Aguilar (silence et silence)
Marco Leal (1 oreille et 1 oreille)

  • Dimanche 28 juillet : Tous à hombros

Même en relativisant un peu tous les critères, cette seconde corrida des Fêtes de la Madeleine à apportée pas mal de satisfactions et le public qui remplissait les arènes Paul Laurent au deux tiers, est sorti satisfait de son après-midi. La raison essentielle, l’excellente prestation des toros d’El Torero ». Correctement et joliment présenté, excepté le 1er aux armures plus douteuses, ils s’employèrent tous, plus ou moins, sur l’unique pique avant d’affiché de la mobilité avec une noblesse vive et intéressante, allant jusqu’au bout de leur combat, le dernier transmettant plus que les autres, regrettant que le second ne se casse une corne juste avant le début de la faena, frappant violemment au burladero sur l’appel malveillant d’un banderillero. Le dernier aura droit à une vuelta posthume malgré un mono combat face à la cavalerie que l’on pourra repositionner sur l’ensemble du lot pour l’intérêt soutenu qu’il a apporté à cette corrida. Dans ces conditions casi idéales, les trois toreros ont en tirer un bon bénéfice, chacun dans un registre différent et sans jamais faire baisser l’intensité des combats. JJ. Padilla, J. Conde et El Capea sortant en triomphe en compagnie du mayoral de Lola Domecq (El Torero)

Juan José Padilla (1 oreille et 1 oreille)
Javier Conde (silence et 2 oreilles)
El Capea  (ovation et 2 oreilles)

Beaucaire-El-Capea

RESUME VIDEO 

  • Pablo Aguado vainqueur du 1er Bolsin Terre d’Argence

L’heure est au bilan : 30 toros de ganaderias françaises ont été combattus… par 24 concurrents, puis 12 puis 6 puis 3 finalistes.  Nous pouvons nous féliciter que chacune de ses phases a répondu aux attentes des aficionados présents. Ce week-end, dans le cadre de la feria beaucairoise, les deux dernières phases se sont magnifiquement déroulées. Les erales du Curé de Valverde plus deux de Concha y Sierra le samedi, d’Alain Tardieu et de Philippe Cuillé pour la finale ont donné bon jeu. Le public est sorti enchanté de ces deux novilladas, en entrée gratuite. La finale, en costume de lumières, a tenu ses promesses. A tel point que le jury a eu du mal à désigner un lauréat.

Le jeune El Galo, fils de Michel Lagravere, a exprimé la large variété de son savoir-faire « mexicain ». Toujours très attentif et présent à chaque moment de la lidia de ses compagnons de cartel, il s’est comporté d’une manière exemplaire. A ses côtés, les deux « grands » (par l’âge) étaient au coude à coude. Le sort malchanceux du second toro de David Garzon, de Madrid, les a départagés, la palme revenant à Pablo Aguado, de Los Barrios. Ils ont offert des moments de toreo profond, lent, centré, élégant, rivalisant de courage. Seul, le style sévillan ou madrilène les séparait

 

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